Le terme « design » est employé dans le langage courant pour dire qu’un objet a du style. Pourtant, le design, c’est bien plus que cela…
Le design est « la conjonction d’une idée esthétique du créateur, d’une réalité industrielle, d’un réseau de distribution et des goûts d’une clientèle » (Petit Robert). Le designer ne crée pas seulement de beaux objets: il porte un regard neuf sur l’entreprise et contribue à son développement, en mettant l’expérience utilisateur et les contraintes du marché d’aujourd’hui et de demain au cœur de sa démarche. Le design engendre ainsi une innovation pragmatique et une différenciation efficace.
Le design répond à des objectifs divers :
- Embellir l’environnement quotidien
- Simplifier la vie des consommateurs
- Façonner l’image d’une marque
- Lutter contre la concurrence
- Relancer un marché
- Communiquer différemment
- Provoquer une mode
- Proposer de nouveaux comportements
En quoi le design est-il créateur de valeur ?
Le design est un facteur clé de croissance qui apporte des solutions innovantes pour l’entreprise et attrayantes pour le consommateur. C’est un regard extérieur stratégique capable de penser les usages de demain.
- Différenciation : les genouillères Thuasne ou l’iphone d’Apple, voici deux success stories liées au design…Avantage comparatif : allez voir l’exemple de BIC Sport pour vous en convaincre !
- Attractivité de l’offre : comment l’image et l’offre de McDonald’s sont-elles liées ?
« Le design ne constitue pas simplement de la valeur ajoutée. C'est stratégique (…). Il doit donc être géré au plus haut niveau » d’après Philippe Picaud*, l’homme qui a mis le design au centre de l’entreprise Decathlon au début des années 2000.
Decathlon a appliqué ce principe à la lettre : 130 designers intégrés, travaillant main dans la main avec la R&D, les ingénieurs, les bureaux d’étude, etc. Pour maximiser les chances de succès de ses innovations, le groupe a deux principes :
- Garder l’esprit ouvert, être curieux et prendre des risques
- Observer les comportements des sportifs en travaillant directement avec eux et en implantant les centres d’innovation au plus près de leurs lieux de pratique (Tribord les pieds dans l’eau à Hendaye ou Wed’ze au cœur des montagnes de Haute-Savoie).
Le meilleur exemple de la méthode Decathlon : la tente 2’’. Tout le monde a déjà essayé au moins une fois de monter une tente. La galère des sardines, des arceaux et du tapis de sol est un VRAI problème. Les designers de Decathlon l’ont bien compris grâce à de nombreuses observations des attitudes des campeurs. Ils ont analysé et décortiqué ces comportements pour créer un produit qui réponde au mieux aux attentes des utilisateurs. Ici, une tente encore plus nomade qui s’installe en seulement deux secondes et se range tout aussi facilement.
Des best-sellers comme celui-ci, les marques de Decathlon en regorgent : les serviettes en microfibre Tribord, le vélo B’Twin, la cage de foot nomade Kipsta, etc. L’expérience utilisateur est mise au cœur de la conception de chacun de ces produits pour faciliter la vie des consommateurs et ainsi, rencontrer de façon certaine son marché.
Résultat ? Grâce à l’innovation et au design, Decathlon est aujourd’hui loin devant ses concurrents avec 43% de parts de marché, le plus fort chiffre d’affaires au mètre carré et la marge la plus importante du secteur.
Comment être plus compétitif que ses concurrents en affichant des prix plus élevés que les leurs ? C’est là tout le talent de la marque Bonne Maman qui, depuis sa création en 1971, constitue l’un des plus beaux exemples de compétitivité hors prix.
Le premier atout de la marque pour séduire les consommateurs est la qualité de son offre. Composés d’ingrédients naturels, sans colorants ni conservateurs, les produits Bonne Maman cultivent, par leur goût, leur texture et leur apparence, la ressemblance avec du « fait maison ». Ils s’inscrivent dans un positionnement qui réunit qualité et simplicité, authenticité et tradition.
Mais le plus gros point fort de Bonne Maman c’est d’avoir développé, en adéquation parfaite avec cette qualité « traditionnelle », un univers de marque qui réveille la nostalgie de l’enfance de chaque consommateur ! Bonne Maman joue sur son effet « madeleine de Proust » grâce à un univers verbal qui mêle le champ lexical de l’émotion à celui de l’authenticité : « Bonne Maman, un doux parfum d’antan » ; « Le savoir-faire de Bonne Maman, c’est de faire les choses simplement, comme à la maison » ; « Bonne Maman, c’est toi que j’aime tant » etc.
L’univers visuel est en complète cohérence : bocal en verre d’inspiration rétro, motif vichy, étiquette blanche avec écriture calligraphiée…, la marque a su reprendre à son compte les codes du fait maison et par là, se créer une personnalité qui « sort du lot », connue de tous les Français. Efficacité garantie ! Inchangée depuis 1971 pour les confitures, l’identité visuelle de Bonne Maman est devenue un cas d’école dans l’histoire du marketing : les études montrent que le motif vichy permet à un consommateur de repérer la marque en quelques secondes même dans les rayons les plus saturés des plus grands hyper-marchés.
Grâce à la synergie entre la qualité de ses produits et la puissance de son univers de marque, Bonne Maman tire très bien son épingle du jeu, malgré des prix sensiblement supérieurs à ceux de la concurrence (jusqu’à deux fois plus élevés dans le secteur des desserts !). L’entreprise est discrète sur ses résultats mais quelques chiffres suffisent à illustrer son succès :
- Au rayon des confitures : avec 68 millions de pots vendus en 2010, Bonne Maman détient 35 % du marché français ; et alors que le marché des confitures est depuis quelques années stable voire déclinant, la marque a augmenté ses ventes de 11 % entre 2009 et 2010.
- Au rayon biscuits/pâtisserie : les ventes de Bonne Maman ont gagné 8,7 % entre 2008 et 2009 alors que, dans le même temps, celles de LU reculaient de 1,3 %.
- Au rayon des desserts pour adultes : malgré une arrivée très récente (2008) dans ce secteur, Bonne Maman y occupe déjà la deuxième place juste derrière la marque La Laitière (Nestlé).
Moralité : si l’on se fie à cet exemple, il semble bien que la compétitivité hors prix paie… et même très bien !
Periscope est actuellement l’application au coeur de tous les débats. Malgré sa croissance éclair depuis mars 2015, elle ne cesse de faire parler d’elle à coups de scandales et de controverses. De plus en plus de marques et de personnalités sont victimes de l’application et la machine ne semble plus pouvoir s’arrêter. Les fonctionnalités de Périscope semblent néanmoins être de réels atouts pour une entreprise, alors pourquoi l’application est-elle devenue si dangereuse pour les marques ?
Des vidéos live hors de contrôle
L’intérêt principal de Périscope se résume dans la diffusion et le visionnage de vidéos en direct durant lesquelles il est possible d’échanger avec les autres utilisateurs. Twitter (qui a développé l’application) a donc transmis ses valeurs d’interactivité et d’instantanéité au sein même du fonctionnement de Périscope. Cependant, qui dit instantanéité dit risque de dérive, et c’est en effet ce à quoi l’application est confrontée actuellement. Alors même que les hommes politiques et les sportifs se mettent à l’heure de Periscope, les marques aussi veulent leur part du gâteau. L’opérateur SFR est le dernier à en avoir fait les frais puisque un bad buzz issu de Périscope frappe la marque de plein fouet. Deux vendeurs du groupe ont effectivement eu la bonne idée de se filmer en live en train de casser le téléphone d’un client et de proclamer des propos injurieux à son égard. Ce dérapage leur a valu un licenciement mais cela a aussi terni de façon immédiate l’image de la marque et de son service client. Le danger du live est donc réel pour les annonceurs d’autant plus qu’aucune poursuite ne peut être entamée envers Périscope.
Des opportunités pour les marques
Même si le danger et les risques de dérapages sont omniprésents sur Periscope, il est impossible de nier le potentiel que détient l’application pour les marques. La diffusion de vidéos en live est une véritable aubaine pour les marques qui souhaitent développer une relation client sincère puisque le direct ne donne droit à aucune supercherie. C’est également un moyen créatif et innovant de présence digitale pour un annonceur qui pourrait très bien lancer une web-série en direct sur l’application pour créer de la relation ou fidéliser les utilisateurs. Les possibilités d’action sur ce support sont donc nombreuses et restent encore à exploiter à condition d’être vigilant sur les débordements éventuels.
LEGO est l’exemple typique d’une marque qui a su s’adapter au phénomène digital. En retard au début de l’avènement des réseaux sociaux, l’enseigne de jouet danois a rebondi en 2011 suite à l’intégration du brillant Lars Silberbauer au sein de l’équipe social media. Une refonte complète de l’appréhension des réseaux sociaux a donc été effectuée et les petites briques LEGO se sont vues fédérer rapidement une grande communauté.
Des valeurs et un positionnement forts
Quoi de plus universel qu’un jeu LEGO ? Le petites briques colorées à monter et remonter n’ont en effet cessées d’élargir leur influence à travers le monde. Même si les gammes se sont élargies de manière extraordinaire à travers des univers aussi riches que variés, la marque n’a jamais commis d’écart sur ses valeurs ou son positionnement. L’ADN de LEGO tourne autour d’un seul et même objectif : « Jouer ensemble ». C’est à travers ce message fort que se construit la communauté de la marque puisque ce « Jouer ensemble » a la capacité de traverser toutes les générations. La relation entretenu avec l’enfant lors des moments de jeu perdure jusqu’à l’âge adulte et celui-ci n’hésitera pas à transmettre cette même relation à ses enfants en retour. On assiste alors à un positionnement de marque d’une solidité à toute épreuve et assez forte pour affronter l’écosystème digital.
Une stratégie efficace sur les réseaux sociaux
L’une des raisons pour laquelle LEGO est toujours aussi présent dans notre quotidien est son efficacité sur le web. La possibilité pour la marque de déployer pleinement son potentiel créatif et émotionnel est bien évidemment un facteur qui participe à son succès sur les réseaux sociaux. Le « Jouer ensemble » possède effectivement un écho important sur les différents réseaux et permet d’affirmer la position de LEGO sur le marché. L’intelligence de la marque est de mettre son public en avant, que ce soit sur Facebook, Twitter ou ses autres plateformes collaboratives telles que LEGO Ideas ou ReBrick. Une véritable stratégie social media a été mise en place par les équipes internes de l’entreprise afin de garder une réelle cohérence sur tous les supports. Ainsi, Facebook endosse le rôle de support privilégié pour le partage de contenu, le lancement de jeux concours ou d’offres promotionnelles, Twitter sert à mettre en forme l’actualité de la marque et le service après-vente, Youtube présente les vidéos des différentes gammes de produits, Instagram met en scène les briques de façon très esthétique et Vine quant à lui est encore sous sa forme expérimentale. L’ensemble de ces supports forment un tout cohérent et exprime clairement les ambitions de la marque en terme de médias sociaux.
C’est cette cohérence qui a permis à LEGO de conquérir son environnement digital et de d’acquérir une énorme communauté ce qui laisse des enseignements constructifs sur les moyens de fédérer son public.
La Belle-Iloise, c’est avant tout une histoire : celle du monde de la mer, de la pêche à la sardine et de la fraicheur du poisson. Dès les années 1960, le fondateur refuse de se soumettre aux normes de la grande distribution pour conserver son savoir-faire unique. Respect de la mer, authenticité, qualité, proximité, sont les maîtres mots de l’enseigne qui a toujours affiché sa volonté d’indépendance.
La consommation des produits est associée à un moment de détente passé au bord de la mer. Et la marque bretonne ne s’y trompe pas. La cible visée est originale : les vacanciers. L’enseigne qui a ouvert ses boutiques uniquement sur le littoral, cherche à fidéliser cette clientèle pour qu’elle achète tout au long de l’année par correspondance. Pour cela, l’élaboration régulière de nouvelles recettes est très efficace. Crème de sardines au whisky, émietté de thon aux pruneaux et aux épices, maquereaux au curry et aux amandes… Des recettes inédites qui font parties de l’ADN de la marque.
Pour valoriser ses produits haut de gamme et riches en saveurs, La Belle-Iloisea misé sur un packaging qualitatif très coloré. Les boîtes de conserve en fer blanc aux couleurs chatoyantes sont toutes différentes. Elles accentuent le côté artisanal de la marque et donnent envie au client de les collectionner ! Un souci du détail et de la qualité que l’on retrouve même dans les très belles boutiques de la marque.
En réinventant ainsi les produits en conserve et la façon de les présenter et de les consommer, La Belle-Iloise fait non seulement partie des rares conserveries à avoir survécu mais s'est surtout imposée comme une marque incontournable !
Rares sont les marques dont la suprématie est telle que leur nom devient un nom commun. C'est le cas de la marque Caddie, entreprise alsacienne créée en 1957, qui a été le leader incontesté sur le marché des chariots de supermarché pendant plus d'un demi siècle.
Mais depuis la fin des années 2000, l'entreprise a surtout fait parlé d'elle pour ses problèmes financiers, ses rachats à répétition et ses appels au secours à la classe politique.
La cause de tous ces maux? Le ralentissement du marché, la bataille sur les coûts de production, les problèmes de trésorerie mais aussi le manque cruel d'innovation - Caddie n'a pas accompagné comme elle aurait pu les évolutions du secteur de la grande distribution.
Finalement, c'est l'industriel Altia qui rachète la marque au printemps 2012 et son PDG donne un coup de fouet à l'entreprise jusqu'ici familiale et paternaliste.
Il remet notamment l'innovation et le design au cœur de la stratégie du groupe. Les 3 mots-clés de la marque sont désormais: intelligence, user-centric et excellence. En témoigne leur nouveauté, le Caddie Wind, dans lequel le traditionnel bac en grillage est remplacé par des sacs amovibles. Les chariots sont plus pratiques, plus légers, plus maniables. L'expérience utilisateur est significativement améliorée.
Voilà donc un bel exemple d'une démarche design réussie, efficace et surtout, porteuse de valeur ajoutée et de croissance pour une entreprise française !
A l’heure où la concurrence n’a jamais été aussi rude pour les marques et qu’il est difficile de sortir du lot, le conférencier Simon Sinek semblent avoir trouvé LA solution. L’expert en leadership affirmait effectivement dans une conférence en 2009 que les grands groupes comme Apple, Nike, Coca-Cola et j’en passe « communiquent de la même manière et possèdent une structure similaire ». Non, ce n’est pas péjoratif, loin de là ! Il s’agirait en fait d’une méthode qui assurerait le succès et la prospérité d’une marque. Donc oubliez les moyens de promotion classiques et le matraquage publicitaire au risque de paraître « So 2012 ». Aujourd’hui, les marques leaders inspirent le monde de manière significative, mais comment font-elles pour arriver à ce stade de notoriété ?
Le cercle d’or, qu’est ce que c’est ?
Dans sa conférence, Simon Sinek met en avant le concept du « cercle d’or » pour appuyer son analyse.
Ce n’est ni un remake du « Seigneur de anneaux » ni un concurrent surnaturel du triangle des Bermudes, mais bien un levier permettant aux marques de se différencier. Il remarque en effet que les entreprises qui échouent ou qui stagnent adoptent toujours la même stratégie : ils mettent en avant leurs produits, puis démontrent comment ils sont mis en oeuvre, mais peu savent pourquoi ils le font. C’est sur le « pourquoi » qu’insiste Simon Sinek car pour lui, la solution réside dans ce seul mot. Pourquoi une marque existe-t-elle ? Quelles sont ses valeurs ? Son but ? De même qu’un corps humain doit avoir des os solides pour supporter le poids du reste du corps, une marque doit posséder une raison d’être assez forte pour crédibiliser ses produits ou ses services.
Ce fameux cercle d’or prouve que c’est avant tout le positionnement et les valeurs d’une marque qui influencent les consommateurs. Lorsqu’on analyse la situation, il est vrai qu’un consommateur lambda tel que vous et moi, n’achète plus simplement un produit, il veut surtout adhérer à un univers de marque, s’identifier et se sentir impliqué dans une communauté. Si j’achète cet IPhone, ce n’est pas uniquement pour ses fonctionnalités, mais pour être intégré dans la communauté Apple et profiter de l’univers technologique de la marque. Il en est de même quand je prends cette bouteille de Coca-Cola dans le rayon boissons, je ne prends pas une sous-marque qui a un goût similaire car je veux me sentir proche des valeurs d’authenticité et d’échange de l’enseigne et partager ça avec les autres consommateurs. C’est à travers ce mécanisme inconscient que les grandes marques entretiennent leur leadership (pas folles les guêpes !). A partir du moment où l’ensemble des valeurs d’une marque sont expressément incluses dans ses produits, les gens achètent car ils croient en la cause qu’elle défend.
Autre point important qu’aborde Simon Sinek dans sa conférence : la relation entre le positionnement des marques et l’évolution de notre propre cerveau. Il semblerait effectivement que la constitution de nos méninges suivent le cercle d’or. La partie centrale de notre cher cerveau, qui s’appelle en réalité notre système limbique (quel article instructif, c’est fou) correspondrait au « pourquoi » de nos décisions et renverrait à nos sentiments comme la confiance ou la fidélité. Les marques qui ont compris comment s’imposer sur le marché peuvent donc aisément influencer nos choix lorsqu’on se trouve dans un magasin, à condition que sa cause nous touche bien sûr ! On comprend tout de suite beaucoup mieux pourquoi des milliers de personnes sont prêtes à liquider un mois de salaire pour le dernier IPhone. Les consommateurs achètent en fait l’univers et le « pourquoi » de la marque qu’ils aiment tant pour entretenir cette connexion de valeurs qui existent entre eux.
Bien, maintenant que l’on sait qu’il faut à tout prix différencier sa marque par des valeurs fortes, il ne reste plus qu’à savoir comment faire, non ?
L’importance du branding dans la création de valeurs de marque
La création de ce « pourquoi » nécessite de réfléchir précisément sur « qui est votre marque ? » et « quelle cause défend-elle ? », un peu comme si vous deviez la personnifier. La notion de branding prend alors tout son sens car c’est elle qui agit au cœur de ces questions à travers des éléments distinctifs comme le nom, le logo, les valeurs, etc. En fait, il faut suivre le concept de la vache pourpre inventé par Seth Godin (petite référence à la marque Milka, effectivement).
Le tout est de faire de votre produit, votre service ou votre marque, quelque chose de remarquable, de mémorable. Pour ça il y a bien évidemment de multiples techniques comme le fait de créer un produit qui répond parfaitement aux attentes d’une cible précise, de s’adresser aux précurseurs en les bichonnant et bien d’autres moyens pour lesquels il faudrait accorder un article entier. En adoptant l’état d’esprit « vache pourpre », vous aurez le souci permanent de vous développer selon le principe de différenciation, ce qui est un gros (gros !) avantage. Les clients vous reconnaitront et vous apprécieront pour ce qui fait votre différence et ils pourront même vous défendre si vous êtes sympa ! Ce mécanisme est le même que pour les personnes réelles : on commence par se rencontrer, puis on se trouve des points communs et on finit par s’apprécier et se défendre mutuellement. Pensées de cette façon, on comprend mieux pourquoi les marques qui changent subitement de positionnement comme Malabar par exemple peinent à retrouver leur public, car quand un ami change de comportement, on a du mal à le reconnaître. Il est donc plus prudent de fixer un positionnement cohérent et durable dès la création de sa marque pour ne pas gâcher la si belle relation qu’on a réussi à maintenir durant toutes ces années. Néanmoins, il faut faire attention à ne pas tomber dans le piège du conformisme et adopter des valeurs « banales » ou trop utilisées pour plaire au public. Osez défendre vos propres idées et mettez les en forme dans votre marque pour qu’elle soit la plus fédératrice possible et qu’elle devienne la nouvelle star des rayons!
On le voit, les marques développent de plus en plus leur identité plutôt que leurs produits pour séduire leur cible, et elles ont bien raison. Seulement, les places sont chères dans le cœur des consommateurs et c’est à celle qui aura le positionnement le plus remarquable qui gagnera. Suivre le cercle d’or permet d’avoir une bonne base pour développer sa marque et lui éviter de se perdre dans la masse de concurrents. Alors avant de penser à faire de superbes spots TV ou des campagnes d’affichage ultra créatives, pensez à mettre en place une stratégie de branding aussi solide que votre esprit est fertile !
Eco-conception, bio-matériaux, green-design… de tous ces concepts passablement abstraits, Solia a fait une réalité concrète : cette PME « créatrice de solutions packaging » a développé toute une gamme de barquettes à usage unique en pulpe de canne bio-dégradable.
La pulpe de canne, c’est cette partie de la canne à sucre qui est habituellement jetée ou brûlée. Voilà donc un matériau qui n’est pas prêt d’être épuisé et qui concourt à une utilisation intelligente des ressources naturelles.
Les caractéristiques du produit sont préservées puisque les barquettes « vertes » restent micro-ondables, surgelables et résistent au four à 200°.
Cette nouvelle stratégie s’avère payante puisqu’aujourd’hui, Solia – qui propose 90% de sa gamme « demandes spécifiques » avec ce matériau innovant – connaît une croissance annuelle de 20%.
Lorsqu’une marque souhaite se positionner sur le marché, il faut qu’elle se demande où elle veut être et comment elle doit se définir. Pour cela, la marque doit donner une certaine posture à son produit ou son service afin qu’il soit compréhensible par tous. En théorie, ces principes peuvent paraître simples, mais pour les mettre en pratique, cela nécessite de respecter certains critères et d’avoir une connaissance parfaite de l’univers de sa marque. Nous allons donc rappeler les 6 principales règles pour un positionnement de marque efficace.
La crédibilité
Voilà un critère à ne surtout pas négliger. La crédibilité de son positionnement est effectivement capital car le consommateur doit croire en vous pour adhérer à vos valeurs. La posture que va adopter votre marque devra donc trouver une cohérence avec votre univers et ce que vous vendez pour toucher votre cible et la convaincre de la pertinence de votre offre.
La durabilité
Lorsqu’on gère une marque, le positionnement est tout sauf un élément mineur que l’on peut changer à sa guise. Quand il est mis en place, il doit être durable ce qui suppose de faire preuve de beaucoup d’anticipation. Sa stratégie de branding doit être forte pour résister aux différentes générations et donc faire face à des changements de perception. bien sûr il est possible de modifier son positionnement comme l’ont fait Lidl ou Le Club Med mais cela s’accompagne de beaucoup de communication autour pour ne pas perdre la fidélité de ses clients.
L’aspect motivant, attractif et pertinent
Un positionnement de marque doit également faire preuve d’attractivité et de dynamisme pour pousser les consommateurs à adhérer à la marque. Pour cela, la marque devra rivaliser d’astuces et de pertinence pour capter l’attention de son public et le motiver à l’achat. C’est parce qu’aujourd’hui les consommateurs ne veulent plus simplement acheter un produit ou un service mais plutôt un état d’esprit et un univers qu’il est nécessaire d’adopter une posture inspirante pour sa cible.
La distinction et la spécificité
L’une des difficultés principales lorsqu’on établie son positionnement de marque, c’est d’être complètement différent de ses concurrents. Il faut faire preuve de beaucoup de créativité pour situer son enseigne mais il suffit souvent de choisir un critère spécifique de sa marque et le de développer pour en faire un élément distinctif. Cela passe aussi par l’ensemble de sa charte graphique qui permettra aux consommateurs de reconnaître et choisir VOTRE marque plutôt qu’une autre.
Le caractère déclinable
Un positionnement de marque se trouvera rapidement épuisé s’il n’intègre pas le caractère déclinable à sa stratégie. Une bonne posture de marque doit être crédible sur différents supports sans paraitre réduite ou même dénaturée. C’est pourquoi une ligne directrice sur tous les supports sera fixée en amont afin de ne pas commettre d’impair dans son positionnement.
La cohérence avec le passé
La notion de cohérence avec le passé impose de garder une certaine continuité de style et de contenu à travers les campagnes passées ou à venir. Garder le cap de son positionnement est primordial pour ne pas perdre l’attention de son public et rester cohérent avec l’esprit initial de sa marque.
Si ces six règles sont respectées, le positionnement de votre marque a toutes les chances d’interpeller votre public et de le fidéliser.
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